mardi 27 octobre 2026

Accueil

Ces quelques pages n'ont pas pour objectif de se substituer aux nombreux guides qui ont été rédigés sur le GR20 et qui, pour la plupart du temps, sont assez exhaustifs sur la question.

J'avais juste envie de rajouter des photos, partager quelques avis et sensations éprouvées et donner quelques détails pratiques sur notre propre expérience.

Chaque étape (il y en aura 16) est décrite dans les pages suivantes et pour y accéder le sommaire se situe à la fin de chaque page. 

Sommaire de l'accueil:

1) Genèse du projet

2) Le guide papier

3) Le nombre et le sens des étapes

4) Les refuges et/ou les bergeries

5) Les réservations nécessaires

6) Préparation physique

7) La composition du sac à dos

8) Argent

9) Les navettes ou taxis



1) Genèse du projet: 

Le GR 20 est un parcours mythique, le parcourir pour un randonneur, c'est un peu comme aller en pèlerinage pour un croyant. On le met toujours dans un coin de sa tête se disant qu'un jour, on le fera. Souvent évoqué au hasard des conversations mais toujours repoussé pour différentes raisons, les années ont passé (trop vite) et au hasard d'une vidéo sur Internet, on s'est dit que cette année pouvait être la bonne. 

2) Le guide papier: 

Il nous a servi, autant en amont pour préparer le séjour, que sur place. Je l'avais acheté un peu par hasard suite à la lecture d' avis d' utilisateurs. 

Il est très complet: description détaillée de chaque étape: ce qu'on va voir, les passages dangereux, des anecdotes, le profil, le temps, la distance, le dénivelé, une carte détaillée de chaque étape, une description des variantes possibles et quelques articles thématiques sur la faune, la flore, l'habitat corse etc ... Le guide a été très apprécié de nos compagnons d'infortune puisque nombreux étaient ceux qui nous demandaient de pouvoir prendre en photo le profil de l'étape du lendemain...

Son nom: Le guide du GR 20 de Martial Lacroix

Auparavant, On avait pris soin également de télécharger la trace GPX sur nos téléphones. Le GR 20 est dans l'ensemble très bien balisé mais on s'en est quand même servi deux à trois fois pour faire le point. On la trouve par exemple ici: https://www.visugpx.com/okB1eM4fzj


3) Choix du nombre et sens des étapes: 

Le format "classique" est de le parcourir en 16 jours. D'ailleurs c'est ce format que le guide nous conseille de faire. Mais certains vont le parcourir en 15, 14, 12 voire 5 jours. 

On a choisi de le faire en 16 jours. Certaines étapes sont très physiques (surtout dans la partie nord) et d'autres bien plus tranquilles. Mais au final, on ne regrettera pas ce nombre de jours car les étapes plus courtes nous ont souvent permis de récupérer, de partir plus tard, de prendre le temps de nous baigner et de contempler le paysage. 

A chacun de jauger sa condition physique mais plus le temps est restreint moins on en profite, c'est certain. On a quand même croisé des randonneurs qui triplaient certaines étapes en partant le matin 2 heures avant le lever du soleil et en marchant donc 2 heures à la frontale. Que voyaient-ils du paysage environnant pendant ces deux heures ? Il règne parfois un semblant d'esprit de compétition chez certains randonneurs, sûrement encouragés par les réseaux sociaux et aussi par le battage médiatique autour du record de la traversée du GR qui est tombé deux fois cet été. 

Autant vous dire qu'on ne rentre pas du tout dans ce jeu-là. Pour nous c'est clair, le GR 20 constitue avant tout une randonnée itinérante sur des chemins somptueux qui traversent la Corse. Dommage que sur les réseaux, cette idée de le "faire" en moins de temps possible gangrène un peu l'esprit de certains...

Pour le sens Nord-Sud ou Sud-Nord, on a préféré en découdre dès le début avec les étapes les plus dures, donc on a choisi de commencer par Calenzana. Mais on peut aussi penser le contraire en se disant qu'on sera mieux à même de gérer les difficultés de la partie nord après avoir parcouru la partie sud. A chacun de juger ... 

A noter que la majorité opte pour le sens Nord-Sud et que si on opte pour l'inverse, l'inconvénient sera de croiser plus de randonneurs dans des passages parfois délicats.

4) Les refuges et/ou les bergeries:

Sur tout le parcours sont disséminés des refuges et quelques bergeries de temps en temps. Ce sont eux les marqueurs d'étapes. Doubler une étape, c'est sauter un refuge. Les refuges sont gérés par le Parc Naturel Régional de Corse. Quant aux bergeries, elles sont privées.

Pour le couchage: il y a 3 possibilités:

- Dormir en dortoir : l'immense majorité des refuges en ont un

- Dormir en tente pré-installée

- Dormir dans sa propre tente sur un emplacement

Nous choisirons cette dernière possibilité en ayant conscience qu'il faudra porter la tente. C'est bien sûr la solution la plus économique et la plus hygiénique également. Pour les tarifs, comme ceux-ci sont révisés à la hausse chaque année, vous pourrez consulter les tarifs sur le lien de réservation cité plus bas.

Les repas: Que ce soient les refuges ou les bergeries, tous offrent la pension complète si on le désire (panier pique-nique pour le déjeuner). Compter entre 40 et 45 euros par personne pour le tout. 

Ces repas ne se réservent pas à l'avance, il suffit de leur dire dès qu'on arrive au refuge. Ils ont aussi également une petite épicerie attenante où quelques produits sont à la vente. Cela peut être plus économique d'acheter les produits sur place et de les faire chauffer après. Tous les refuges ont une cuisine, parfois intérieure mais le plus souvent extérieure avec quelques tables. Il n'est donc pas utile d'amener son propre réchaud. On trouve aussi assez souvent des casseroles ou des poêles et même parfois de la vaisselle.  En revanche, même s'il est parfois fourni (attaché à une cordelette), il est nécessaire de posséder un briquet ou des allumettes (ils en vendent aussi). Dernière chose, dans quelques épiceries, on peut trouver des bâtons (beaucoup en cassent sur le parcours) et même parfois des chaussures. 

L'hydratation: chaque refuge ou bergerie possède un point d'eau

et bien sûr on y trouve aussi des boissons payantes: sodas, bières (notamment la Piètra). 

5) Les réservations: 

On s'y est pris dès le mois de février pour réserver à la fois les billets d'avion et les refuges ainsi qu'une bergerie. 

Pour les billets d'avion, on a choisi un aller Paris-Calvi avec Air Corsica et un retour Bastia- Paris avec la même compagnie. On a bénéficié d'un cashback de 1,5 % avec le site iGraal que j'utilise dès que j'en ai l'occasion. 

Les réservations des refuges et des bergeries sont obligatoires (même pour le bivouac) et se font sur le site officiel du PNRC (Parc Naturel Régional de Corse):  Réservations

Il faut avoir sur soi (en version numérique ou papier) la preuve de ses réservations car c'est la première chose que le gardien vous demandera. 

Attention, il est interdit de bivouaquer dans le PNRC en dehors des sites payants réservés près des refuges.

Avec les abandons (40% sur les 4 premières étapes), des places peuvent se libérer dans les refuges au fur et à mesure. On peut donc trouver de la place sans réservation, mais le gardien vous fera payer un surcoût. 

6) Préparation physique:

C'est assurément la randonnée qui nous a inquiété le plus au plan de la préparation physique sous l'influence des statistiques (40 à 60% d'abandon pour causes de blessure ou de fatigue), de la distance (plus de 180 km), du dénivelé cumulé (au moins 13 000 m positifs et autant en négatif), de passages vertigineux et de la nature du terrain (très caillouteux et accidenté au moins sur la partie nord).

Habitant en Eure-et-Loir avec un point culminant sis à 296 m, autant vous dire que la préparation avec du dénivelé allait constituer un vrai challenge. 

On savait qu'on avait le foncier de base : vélo, footing, randonnée sont des activités pratiquées tout au long de l'année. 

Pour l'adaptation au vertige, le fait de s'engager sur une via-ferrata de temps en temps et nos randonnées du printemps dernier dans les gorges du Tarn nous ont bien aidés. 

Il ne restait plus qu'à avaler régulièrement du dénivelé avec un gros sac lesté de boîtes de conserve et de bouteilles remplies d'eau. On a donc monté, descendu, remonté, redescendu les nombreuses marches de notre belle ville de Chartres. C'était le seul endroit exploitable au plan du dénivelé.

7) La composition du sac: 

- Un sac à dos solide mais léger aussi qui permet de ranger ses bâtons de marche avec rapidité et facilité car les passages où ils sont très utiles et ceux où ils deviennent trop encombrants se succèdent assez régulièrement. 

- Une paire de bâtons

- Un duvet 0° car on n'est pas à l'abri de nuits fraîches

- Un matelas ultra léger, compact mais confortable. J'ai trouvé mon bonheur chez Raidlight. 

- Quelques barres protéinées

- Un poncho pour la pluie

- un pantalon de sport et un polaire

- Une casquette saharienne (qui protège bien la nuque)

- Deux changes de sous vêtements. Ils sont lavés bien sûr à chaque étape mais ça laisse une marge d'erreur si un jour on ne peut pas le faire ou si on est fatigué. 

- Une taie d'oreiller

- Une trousse à pharmacie, ne pas oublier le tire-tique et bien sûr un assortiment de Compeed.

- shampoing, gel douche, lessive reconditionnés dans des flacons de 100 ml

- Un livre (roman) + le guide du GR 20

- Un téléphone avec chargeur rapide (120 W) + une batterie externe

- Une lampe frontale

- Du Chatterton pour réparer un arceau de tente éventuellement ou même des chaussures dont la semelle pourrait se décoller

- Une paire de genouillères 

- Quelques pastilles électrolytes

- Une serviette

- Un maillot de bain (plusieurs occasions de se baigner)

- Une paire de sandales tongs pour le soir aux alentours du refuge

- La tente (voir plus haut)

- Des couverts version camping

- Une tasse de camping en titane ultra légère et qu'on peut poser directement sur un réchaud pour chauffer de l'eau ou de la nourriture: tasse

- Et bien sûr la grande cuiller dans le même métal pour manger sans s'en mettre plein les doigts dans les sachets lyophilisés.


Pour l'eau, on a tout simplement amener chacun deux bouteilles de 1,5l qu'on remplissait à la source du refuge (chaque refuge en possède une) + une gourde Katadyn de 1l pour filtrer l'eau du refuge si on le désire ou bien l'eau des ruisseaux. Sur certaines étapes, 4 litres d'eau par personne n'étaient pas de trop.

Attention, les refuges ne vendent pas de bouteille d'eau plate. 

On n'en a pas ramené mais ils auraient été utiles : une paire de gants pour se protéger des rochers abrasifs lors des montées ou des descentes car oui les mains sont très sollicitées aussi. 

Donc pour ma part avec l'eau, le sac à dos pesait un peu plus de 17 kg, normal, je portais la tente (environ 3 kg avec des sardines renforcées).

8) Argent: 

Parcourir le GR 20 a un coût et celui-ci est élevé. Tout se paye en liquide dans le PNRC. Les refuges, à de rares exceptions près, n'acceptaient pas la carte de crédit. On a compté 50 euros par personne par jour (pension complète + boissons) x 16 + quelques extras éventuellement si bien qu'on n'avait pas loin de 2000 euros en liquide sur nous.  Dans les faits, il nous en est resté pas mal quand même car déjà,  on avait amené 4 plats lyophilisés chacun et au bout d'un certain nombre de jours, on a aussi pas mal acheté en épicerie surtout pour le petit déjeuner. On achetait un paquet de "Prince" avec du café et thé solubles, le tout nous coûtait 6 euros alors que deux petits déjeuners revenaient à 20 euros pour guère mieux. 

9) Les navettes ou taxis: 

On a atterri à Calvi et pris un taxi pour rejoindre Calenzana. On a partagé la course de 37 euros avec un couple. Pas de navettes pour aller de l'aéroport à Calenzana. 

De même, arrivés à Conca, on a aussi pris une navette pour rejoindre Porto-Vecchio pour 8 euros par personne.  

Les tarifs et horaires ici: 



Et enfin, comme le trajet retour vers Paris était moins cher depuis Bastia, on a aussi pris un bus de Porto-Vecchio à Bastia avec les "Rapides bleus" dont les tarifs et horaires sont ici: https://www.rapides-bleus.com/porto-vecchio-bastia/


Pour conclure, comment ne pas citer l'objet iconique du GR 20 : Le compacteur de canettes ! C'est l'outil incontournable et présent à chaque refuge. La première fois, vous sursauterez en entendant le son d'une canette compactée, puis, comme nous, vous vous habituerez à ce bruit si caractéristique.

Sommaire du blog: 

Accueil

Etape n°1

Etape n°2

Etape n°3

Etape n°4

Etape n°5

Etape n°6

Etape n°7

Etape n°8

Etape n°9

Etape n°10

Etape n°11

Etape n°12

Etape n°13

Etape n°14

Etape n°15

Etape n°16

Epilogue à Porto-Vecchio

Bilan